Botswana

Nos voyages aux Botswana
 

Informations pratiques - Géographie - Histoire - Population & économie - Culture & traditions





INFORMATIONS GENERALES

  • Capitale : Gaborone
  • Population : 1 990 876
  • Langue officielle : anglais
  • Groupe majoritaire : tswana (71,1 %)
  • Groupes minoritaires : kalanga (9,4 %), kgalagadi (2 %), herero (1,8 %), bochiman (1,7 %), haiom (1,7 %), afrikaans (1,1 %), yeyi (1,1 %), shua (1,1 %), ndébélé (1 %), lozi (0,8 %),  shona  (0,7 %), mbukushu (0,7 %), sotho du Nord (0,6 %), birwa (0,6 %), sotho du Sud (0,5 %), xhosa (0,5 %), naro (0,4 %),  luyana (0,4 %),  ju'oasi (0,3 %), zoulou (0,2 %), anglais (0,2 %), subiya (0,1 %), auen (0,1 %), hietshware (0,1 %), !xóõ (0,1 %), kxoe (0,1 %), anda (0,0 %), gxana (0,0 %), =/hua (0,0 %) et nama (0,0 %).
  • Langue coloniale : anglais
  • Religions : chrétiens (71,6%), badimo (6%)
  • Institutions politiques : démocratie constitutionnelle avec une Assemblée nationale et une Assemblée des chefs traditionnels.
  • Président : Seretse Khama Ian KHAMA
  • Devise : le pula (BWP) – Faites vos conversions : www.xe.com/ucc/fr/


INFORMATIONS PRATIQUES

Formalités et transports
Passeport en cours de validité, mais le visa n'est pas nécessaire. On vous délivrera à l'arrivée une autorisation de séjour de 30 jours qui peut être étendue à 3 mois au maximum.

Santé
Dans les districts du Nord, le paludisme existe à l'état endémique ; 80% des cas de contamination y sont observés. Les risques de transmission sont considérés comme modérés dans les districts du Centre et quasi-nuls dans ceux du Sud et du Sud-Est. Les risques sont particulièrement élevés en mars-avril (en raison des pluies). Si vous vous rendez dans ces régions, un traitement préventif est conseillé. Prévoyez également moustiquaires et produits anti-moustiques.

Décalage horaire
En été (octobre à avril), GMT+2, soit une heure d'avance sur Paris

Electricité
220 volts ; prises européennes. L´adaptateur est, en général, inutile, mais on trouve parfois des prises à fiches plus petites qui n’acceptent alors que nos fiches fines.

Téléphone et Internet
Indicatif téléphonique : +267

Adresses utiles

  • Ambassade à l'étranger

761 Robinson Road Post Office
1424 Gaborone
Tél. (267) 398 38 63 / Fax. (267) 397 17 33

  • Consulat en France

88 avenue d'Iéna
75116 Paris
Tél. 01 47 20 08 23 / Fax 01 47 20 42 58

GEOGRAPHIE

L'ancien Bechuanaland a été qualifié de "miracle africain" : ancien protectorat britannique longtemps négligé, il a conquis pacifiquement son indépendance en 1966 et bénéficie depuis lors d'un régime démocratique et d'un système sanitaire, éducatif et social sans équivalent sur le continent.

Le Botswana est difficilement accessible aux voyageurs à petit budget : pour tirer le meilleur parti financier des visiteurs tout en préservant ses atouts naturels, il a choisi de privilégier le tourisme de luxe. Il s'adresse par ailleurs aux voyageurs les plus intrépides : ceux que ne rebutent pas - ou qu'attirent - les grands espaces de désert, de savanes et de marais salants et des infrastructures réduites au minimum seront amplement récompensés par la beauté de ses étendues désertiques, ses villages accueillants, ainsi que par la richesse inouïe de sa faune, de ses traditions artistiques et de ses attraits naturels.

Le Botswana (appelé officiellement république du Botswana;  en tsawna: Lefatshe la Botswana) est un pays d'Afrique australe, limité au nord et à l'ouest par la Namibie, au nord par la Zambie, à l'est par le Zimbabwe, et au sud-est et au sud par l'Afrique du Sud. La superficie totale du Botswana est de 600 372 km², soit plus que l'équivalent de la France (547 030 km²); sa capitale est Gaborone, située au sud-est près de la frontière sud-africaine.

Au point de vue administratif, le pays est divisé en neuf districts et quatre conseils de ville*: Centre (Central), Francistown*, Gaborone*, Ghanzi, Kgalagadi, Kgatleng, Kweneng, Lobatse*, Nord-Ouest (Northwest), Nord-Est (Northeast), Selebi-Pikwe*, Sud-Est (Southeast) et Oriental (Southern).

Climat
Bien que traversé par le tropique du Capricorne, le Botswana connaît un climat variable. En hiver (fin mai à août), les jours sont clairs, chauds et ensoleillés, les nuits, fraîches à très froides. Ce pays constitué essentiellement de déserts possède heureusement, entre novembre et mars, une saison des pluies très marquée : averses et orages apportent alors une pluie si précieuse qu'elle a donné son nom à la monnaie nationale (la pula). Les périodes intermédiaires sont plutôt sèches.

Environnement
L'Okavango constitue une précieuse source d'eau pour le Botswana comme pour ses voisins : le gouvernement namibien a ainsi proposé en 1997, suite à une grave sécheresse, de construire un aqueduc de 1 250 km reliant l'Okavango à Windhoek - qualifié à l'époque d'"urgent". Les fortes pluies en 2000 ont ajourné ce projet.

Autre débat : la "buffalo fence" (son nom officiel est la Veterinary Cordon Fence), barrière en fils d'acier à haute tension qui traverse depuis 1954 certains des paysages les plus sauvages du pays. Si elle sépare les troupeaux de buffles sauvages du bétail domestique et empêche la propagation de la fièvre aphteuse, elle empêche aussi les animaux sauvages d'emprunter les itinéraires de migration séculaires vers les sources d'eau ; la population de gnous a ainsi chuté de 99% au cours de la dernière décennie, et tous les buffles et les zèbres sont bloqués au nord des barrières.

Cela étant dit, si vous rêvez de vastes savanes et d'animaux en liberté, le Botswana vous enchantera : il est en grande partie composé de réserves sauvages peu développées, et recouvert de savane ou de forêts de mopane. L'environnement du delta de l'Okavango se caractérise pour sa part de marécages, de nénuphars, de roseaux, de papyrus, de palmiers et d'arbres à saucisses.

Côté faune, citons seulement les 70 espèces de serpents, les 500 espèces de papillons, les oiseaux, d'une extraordinaire diversité... Les parcs nationaux, sans nul doute les plus sauvages du continent, abritent la plupart des espèces d'Afrique australe, y compris les plus rares, tels le cobe de Buffon, le sitatunga ou le lycaon.


HISTOIRE

À la fin du XIXe siècle, les hostilités éclatent entre les Tswanas, habitant le Botswana, et les tribus Ndebele migrant sur ce territoire depuis le désert du Kalahari. Les tensions montent également d'un cran avec les colons Boers venant du Transvaal. Après les demandes d'assistance lancées par les dirigeants Botswana Khama III, Bathoen et Sebele, le gouvernement britannique met le Bechuanaland sous sa protection le 31 mars 1885. La partie nord de ce territoire passe sous administration directe en tant que protectorat du Bechuanaland, formant le Botswana actuel. La partie sud du territoire est intégrée à la colonie du Cap, et fait maintenant partie de la province nord-ouest de l'Afrique du Sud. La majorité des personnes parlant setswana vivent aujourd'hui en Afrique du Sud.

Lorsque l'Union de l'Afrique du Sud est formée en 1910, englobant les principales colonies britanniques de la région, le protectorat du Bechuanaland, le Basutoland (actuel Lesotho) et le Swaziland (les High Commission Territories) ne sont pas inclus, mais leur incorporation ultérieure est prévue. Toutefois, l'Empire britannique s'engage vaguement à consulter au préalable les habitants de ces territoires. Bien que les gouvernements successifs d'Afrique du Sud cherchent plusieurs fois à intégrer ces territoires, la Grande-Bretagne ne cesse de retarder sa décision, et cette intégration n'a finalement jamais eu lieu. En 1948, le National Party est élu au gouvernement, et il institue l'apartheid en Afrique du Sud, qui se retire de la communauté du Commonwealth of Nations en 1961, mettant ainsi fin à toute perspective d'intégration de ces territoires dans l'Afrique du Sud.

Une expansion de l'autorité centrale britannique et l'évolution du gouvernement tribal aboutissent à la création en 1920 de deux conseils consultatifs représentant les Africains et les Européens. Les proclamations de 1934 régularisent les lois et pouvoirs des tribus. Un conseil consultatif euro-africain est formé en 1951, et la constitution de 1961 crée un conseil consultatif législatif.
Carte du Botswana

En juin 1964, la Grande-Bretagne accepte les propositions de création d'un gouvernement autonome élu démocratiquement au Botswana. En 1965, le siège du gouvernement est transféré depuis Mafikeng en Afrique du Sud, vers Gaborone nouvellement créée. La constitution de 1965 mène aux premières élections générales et à l'indépendance, le 30 septembre 1966. Seretse Khama, un chef de file du mouvement pour l'indépendance, est élu premier président de la République du Botswana. Réélu à deux reprises, il meurt en fonction en 1980. La présidence est transmise au vice-président, Quett Masire, qui a été élu dans son propre droit en 1984 et réélu en 1989 et 1994. Masire a pris sa retraite de son poste en 1998. La présidence a été transmise au vice-président, Festus Mogae, qui remporte ensuite l'élection de 1999 et est réélu en 2004. Le président suivant est le lieutenant-général Seretse Khama Ian Khama qui entre en fonction 2008, en prévision des élections de 2009. Il est le fils du premier président du Botswana, et un ancien chef de l'armée du Botswana (BDF).


POPULATION & ECONOMIE

PIB : 13,81 milliards de $US
PIB/Hab : 13 300 $US
Croissance annuelle: 3,2%
Inflation : 12,5%
Inflation : 7,5%
Principales activités : extraction minière (diamants, cuivre, nickel), agriculture, sylviculture
Principaux partenaires : Afrique du Sud, Royaume-Uni, Zimbabwe

Le Botswana pourrait facilement passer pour un modèle de réussite économique sur le continent africain. Il a bâti son avenir sur une administration démocratique, stable, compétente et peu corrompue (Transparency International le classe régulièrement comme le pays le moins corrompu d'Afrique), une gestion prudente et un sous-sol riche en diamants (dont il est le troisième producteur mondial) et en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Ce pays, qui lors de son indépendance en 1966 était l'un des vingt-cinq plus pauvres du monde, se classe désormais parmi les plus prospères du continent. Il s'agit du seul pays au monde qui a pu afficher, lors de la période 1970-2000, une croissance annuelle moyenne de près de 9 %; il est en outre le seul pays avec le Cap-Vert en 2007 ayant pu sortir du groupe des pays les moins avancés, en 1994.

Cette richesse théorique est cependant menacée par une trop grande dépendance de l'économie vis-à-vis du secteur minier, ainsi que par l'épidémie de SIDA qui sévit dans toutes les couches de la population (près d'un adulte sur trois serait infecté). Ce territoire grand comme la France, mais trente fois moins peuplé, reste dans une situation enviable pour nombre de ses voisins.
 


CULTURE & TRADITIONS

Coutumes
Il est indispensable de dire bonjour et au revoir à toute personne entrant ou quittant la pièce ; mieux vaut donc apprendre les termes de politesse et les utiliser sans compter. Dans les campagnes, les salutations verbales sont souvent accompagnées de claquements de mains.
Si l'on vous offre un cadeau, prenez-le de la main droite en tenant votre coude droit avec la main gauche.

Langue
Si l'anglais est la langue officielle, enseignée aux enfants dès les classes primaires, la langue nationale est cependant le tswana (ou setswana), idiome bantou compris par 90% de la population. Le second idiome bantou parlé au Botswana est le kalanga (ou sekalanga). Les Tswana, ethnie majoritaire du pays, sont appelés "Batswana". L'anglais local est désigné par le terme "Seenglish". Quant aux San, ils parlent des idiomes khoisans que caractérisent les "clics", ou sons palataux obtenus en claquant la langue sur les dents ou la voûte du palais.

Les salutations " dumêla rra ", qui s'adressent aux hommes, et " dumêla mma ", s'adressant aux femmes, sont des compliments, et les Batswana en usent abondamment. Pour vous adresser à un groupe, dites " dumêlang ". Expression utile, " go siame ", en fin de conversation, équivaut à "d'accord, pas de problème".

Nourriture
La cuisine nationale n'a de nos jours rien d'extraordinaire ; seule la capitale offre un choix international (on y trouve des restaurants chinois, indiens, français, italiens, portugais...). Ailleurs, les menus varient peu : poulet, frites, bœuf et fritures sont la norme, ainsi que le mabele ou le bogobe (respectivement porridge de millet et de sorgho), ou encore le phaletshe (maïs), servi avec une garniture de viande. Le vetkoek ("gâteau gras" en afrikaans) désigne une sorte de beignet en vente partout.

La nourriture traditionnelle, si vous la trouvez, vous fera connaître des émotions plus fortes. Dans le Kalahari, l'une des plantes les plus utiles, car sa pulpe contient de grandes quantités d'eau, est le morama ; parmi les autres friandises locales, mentionnons les fruits marula, les melons tsama et les concombres sauvages, de même qu'un délicieux mets san, type de champignon connu aujourd'hui sous le nom de "truffe du Kalahari". Nutritive, la noix mongongo, semblable à la noix de cajou, est un aliment de base des communautés san.

Autre aliment intéressant, le ver du mopane, genre de chenille qui se déguste après avoir été vidée puis cuite dans la cendre chaude, ou pilée et consommée crue. Pour digérer vos chenilles, vous avez le choix entre les trois marques de bière locales, des vins rouges ou blancs du Cap ou diverses boissons traditionnelles : si le mokolane (vin de palme très fort) ou le kgadi (provenant de la distillation de sucre brun et de baies ou de champignons) sont illégaux, vous ne risquez rien à essayer le bojalwa (bière de sorgho commercialisée sous le nom de "chibuku"), le mageu (fait de pulpe de sorgho ou de maïs), ou le madila (lait caillé épais).

Religion
Les premières religions tribales consistaient principalement en des cultes rendus aux ancêtres. Les rites comprenaient des cérémonies d'initiation des jeunes gens et jeunes filles ; le gofethla pula, adressé à Modimo, être et créateur suprême, était destiné à faire pleuvoir. La mythologie san abonde en explications magiques des phénomènes naturels ; elle fait intervenir deux êtres surnaturels, N!odima, le bien, et son adversaire Gcawama, gredin malveillant. Les premiers missionnaires chrétiens, apparus au début du XIXe siècle, ont expulsé pratiquement toutes les traditions des Tswana et de nombreuses autres tribus, interdisant le culte des ancêtres et les rites associés, la polygamie, l'alcool... Aujourd'hui, le christianisme, notamment la United Congregational Church of Southern Africa, est la religion principale.

Arts
Le peuple batswana a toujours su donner à ses objets utilitaires originalité et beauté. La vannerie se classe au premier rang des arts traditionnels ; les paniers, tressés avec les pousses fibreuses du cœur du palmier mokolane, coupées et bouillies dans des teintures naturelles, sont de véritables ouvres d'art et usent de tourbillons et de motifs aux nom évocateurs ; Les sculpteurs sur bois utilisent le grain épais du mopane pour réaliser des bijoux et des figurines d'animaux.

Quant à l'architecture tswana typique, elle consiste en des cases rondes daga appelées ntlo ou rondavel. Certaines de ces cases sont faites de briques fabriquées avec de la terre de termitière, puis recouvertes d'un mélange de bouse de vache (boloko) et de terre de termitière. Les poteaux (maotwana) proviennent d'arbres solides et sont attachés ensemble avec des branches souples ; le chaume de toiture (motshikiri) est ensuite cousu sur ces branches souples, puis enduit d'huile et de cendre.