Jordanie
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Informations pratiques - Géographie - Histoire - Population & économie - Culture & traditions

INFORMATIONS GENERALES
- Nom officiel : Royaume hachémite de Jordanie (Monarchie constitutionnelle)
- Régime politique : Monarchie Constitutionnelle
- Roi : Abdallah II
- Superficie : 92 300 km² (80% du territoire est désertique)
- Population : 6,1 millions d’habitants (2,4 à Amman)
- Capitale : Amman
- Villes principales : Zarqa, Irbid, Salt
- Langue (s) officielle (s) : Arabe
- Monnaie : Dinar jordanien (1 € = 1,04 JOD) – Faites vos conversions : www.xe.com/ucc/fr
- Fête nationale : 25 mai 1946 date d’indépendance du Royaume-Uni
-
Armoiries officielles du monarque de l’état jordanien
Entre la décoration et le blason d'or, on peut voir une phrase, en arabe : « Abdullah ibn Al Hussein ibn Aoun, Roi du Royaume hachémite de Jordanie qui espère l'aide et le succès grâce à Dieu »
INFORMATIONS PRATIQUES
Formalités & transports
Le passeport doit être encore valide 6 mois après la date de retour, sans visa israélien, ni sud africain. Le visa est obligatoire pour se rendre en Jordanie (il coûte 20 JOD - environ 20-22 euros - et peut très facilement s'acheter à l'aéroport d'Amman à votre arrivée, c’est ce que nous vous recommandons). Vous pouvez également vous procurer le visa en France : La demande de visa se fait auprès de l'Ambassade de Jordanie en France. L'arrivée dans le pays doit s'effectuer au plus tard dans les 3 mois (pour un visa simple touristique) à partir de la date de délivrance du visa pour des séjours de 15 jours maximum. Comptez 7 jours de délai et 16,50 € de frais consulaires.
Santé
Aucun vaccin n'est obligatoire, mais les vaccins suivants sont conseillés: DTPolio à jour, hépatites A et B, typhoïde, coqueluche
L'infrastructure médicale est tout à fait satisfaisante dans les hôpitaux d´Amman. Il n'est donc, dans de nombreux cas (même graves), pas indispensable d'envisager un rapatriement sanitaire.
Décalage horaire
Fuseau horaire : UTC +2
Il y a donc une heure de décalage avec la France (une heure de plus).
Electricité
220 volts ; prises européennes. L´adaptateur est, en général, inutile, mais on trouve parfois des prises à fiches plus petites qui n’acceptent alors que nos fiches fines.
Téléphone & Internet
Indicatif téléphonique : +962
00 + 962 + l'indicatif de zone (02, pour le nord, Ajloun, Jerash, Um Qais, Irbid ; 03, pour Wadi Musa, Aqaba, Pétra, Ma'an, Kérak ; 05, pour Madaba, mer Morte, Salt, vallée du Jourdain, Zarqa ; 06, pour Amman) + le numéro de votre correspondant.
Possibilités d’accéder à internet toutes les grandes villes et même dans le village du Wadi Rum, même si, parfois, certaines connexions sont très lentes.
Extension du nom de domaine Internet : .jo
Adresses utiles
- Ambassade de Jordanie en France
80, boulevard Maurice Barrès - 92200 Neuilly-sur-Seine
Tél. : 01 55 62 00 00
Fax : 01 55 62 00 05
Email : amjo.paris@wanadoo.fr
- Ambassade de France en Jordanie
Al Mutanabi Street, 38, Jabal Amman (4th Circle)
PO Box 5348 - 11183 Amman
Tél. : 962 (0)6 460 46 30
Tél. urgence : 962 (0)6 460 46 31 (hors horaires ouverture de l´ambassade)
Fax : 962 (0)6 460 46 38
Email : cad.amman-amba@diplomatie.gouv.fr
Web : www.ambafrance-jo.org
Site officiel du Jordan Tourism Board : www.visitjordan.com
GEOGRAPHIE DE LA JORDANIE
La Jordanie est un pays arabe du Moyen-Orient, situé dans l'Asie occidentale. Elle est bordée par la Syrie au nord, l'Irak au nord-est, l'Arabie Saoudite à l'est et aux sud, et l'Israël-Palestine à l'ouest avec qui elle partage les littoraux de la mer Morte, et un accès à la mer Rouge par le Golf d’Aqaba. La signification géographique de la Jordanie résultant de sa localisation représente ce que la plupart des Chrétiens, Juifs et Musulmans appellent la Terre sainte.
Les principales villes du pays sont se situent dans le Nord-Ouest du pays : Amman (1 181 000 habitants en 2001), Irbid et Zarqa.
La majeure partie du territoire jordanien (80%) se compose d’un plateau désertique situé à l’Est alors qu’à l’Ouest, la région est plus montagneuse. Jabal Ram est le point le plus élevé au pays à 1 734 mètres, situé dans le désert du Wadi Rum au sud. La mer morte elle est située à près de 400 mètres au dessous du niveau de la mer.
Climat
Le climat de la Jordanie est plutôt chaud et sec surtout à l’Est sur la région du désert.
La saison des pluies dure de novembre à mars mais le désert reçoit moins de douze centimètres de pluie par an. Le nord et les régions montagneuses à l'ouest reçoivent plus de précipitations, entre 30 et 50 cm par an.
Le printemps, qui commence en mars et se termine en mai, et l’automne sont des périodes très agréables qui bénéficient de températures douces sur pratiquement tout le pays.
L’été est chaud et l’hiver assez doux. Même s’il peut neiger parfois sur la région de Amman, les bords de la mer Rouge, conserve une température autour de 20/25°.
Dans le désert, l’amplitude thermique est forte et les nuits, même en été peuvent être fraiches
Environnement
Les enjeux environnementaux de la Jordanie incluent le déboisement, la désertification et les ressources limitées d'eau douce
L’eau : la Jordanie est un l’un des dix pays les plus pauvres en eau au monde.
Sa consommation par an et par habitant est moins de 150m3 soit de 350m3 inférieur au seuil de pauvreté hydrique (500m3). Ce déficit est comblé par la surexploitation des nappes phréatiques et par le pompage des nappes fossiles non renouvelables, notamment celle de Diseh, près du Wadi Rum. La vallée du Jourdain ne manque pas d’eau mais sa répartition fait partie d’un enjeu géopolitique important entre l’Israël et la Jordanie. Déjà en faible ressource, l’eau est utilisée au ¾ pour l’agriculture qui doit assurer l’autosuffisance alimentaire du pays.
Face à ce problème, les politiques envisagent d’interdire certaines cultures trop consommatrices et de les alimenter avec des eaux traitées.
Grâce à l’aide internationale, un projet très ambitieux est étudié qui consisterait à relier la mer Rouge et la mer Morte par un canal de 180 km de long. Une partie de l’eau servirait à alimenter la mer Morte tandis que l’autre, une fois dessalée serait redistribuée au 2/3 à la Jordanie et le reste entre Israël et Palestine.
Mais la construction de ce canal visant à sauver la mer morte menacée de disparition d’ici 2050, pourrait mettre en péril l’écosystème de ces deux mers en abimant le récif corallien de l’une et en altérant la composition de l’eau dans l’autre.
Le bois : Peu abondant dans le pays, à part dans le nord, fait partie d’un programme de reboisement.
Dans le désert, le ramassage du bois est interdit.
Afin de préserver son patrimoine naturel et les espèces animales menacées, pas moins de 8 réserves naturelles ont été constituées.
HISTOIRE DE LA JORDANIE
2000 av. J.-C.-1291 - L'histoire antique de la vaste zone comprise entre les régions désertiques de l'Est de l'actuelle Jordanie et la Méditerranée est rapportée dans la Bible et les pierres et fragments déterrés par les archéologues. Faite d'invasions et de conquêtes, elle voit différents peuples (Mésopotamiens, Égyptiens, Édomites, Moabites, Ammonites et Philistins) rivaliser d'influence dans la région jusqu'à la création de l'empire de David et Salomon (1000-930 av. J.-C.) par les Hébreux. A partir du IVe siècle av. J.-C., les Nabatéens étendirent progressivement leur influence et la construction de Pétra, leur capitale, marque l'apogée de leur culture. Les siècles suivants consacrent l'arrivée de l'empire romain-byzantin (à partir de 63 av. J.-C.), l'avènement de l'islam avec les Omeyyades (vers 650), les croisades (1095-1291), suivies par quatre siècles d'occupation par les Turcs ottomans.
1916-1921 - La révolte des tribus arabes de Fayçal, au lendemain de la Première Guerre mondiale, met fin à la domination ottomane. Elle fait au passage connaître le nom d'un britannique allié à l'émir hachémite Fayçal, chérif (souverain) de La Mecque : Lawrence d'Arabie. En 1916, la Société des Nations place l'actuelle Jordanie (ex-Transjordanie) et la Palestine (dont la Cisjordanie) sous mandat britannique. L'administration en est confiée au frère de Fayçal, Abdallah, en 1921. Le royaume de Transjordanie, toujours sous tutelle britannique, fut créé en 1921. L'indépendance entière ne fut reconnue qu'en 1946, année où Abdallah fut déclaré roi. La région est alors troublée par la création de l'État d'Israël, en 1948.
1949 - Création du Royaume hachémite de Jordanie, qui réunit la Cisjordanie (ouest du Jourdain) et la Transjordanie (rive est). De nombreux Palestiniens affluent vers ce royaume arabe.
1952 - Suite à l'assassinat du roi Abdallah l'année précédente, le trône revient à son petit-fils, Hussein.
1958 - Départ des dernières troupes britanniques.
1967 - Guerre des Six-Jours : Israël occupe la Cisjordanie et une partie de la Palestine. La Jordanie voit son territoire réduit et fait face à une nouvelle vague de réfugiés palestiniens.
1970 - Le roi Hussein réprime par la force l'activisme palestinien en Jordanie. Cet événement reste dans l'Histoire sous le nom de Septembre Noir.
1978 - La Jordanie, comme la majorité des pays arabes, refuse les accords de Camp David (Égypte/Israël).
1985 - "Accords d'Amman" : la Jordanie et l'OLP s'accordent pour chercher une solution pacifique au conflit israélo-arabe.
1988 - Hussein met fin aux revendications jordaniennes sur la Cisjordanie.
1990 - La guerre du Golfe voit le roi Hussein dans l'un de ses habituels exercices d'équilibrisme diplomatique : il est solidaire de ses cousins hachémites d'Irak mais ne s'engage pas dans le conflit et se plie à l'embargo décrété par l'ONU sur l'Irak.
1992 - Les lois de démocratisation du régime jordanien instaurent le multipartisme et la liberté de la presse.
1993 - Accords d'Oslo : la Jordanie est le second pays arabe à signer la paix avec Israël.
1996-1997 - Les retombées économiques attendues de l'accord d'Oslo portent peu leurs fruits et le FMI impose la rigueur à la Jordanie. L'augmentation du prix du pain est à l'origine d'émeutes dans le pays. Le gouvernement le baisse quelques mois plus tard.
1999 - La mort du roi Hussein laisse planer une ombre sur l'avenir du fragile Royaume hachémite. Contre toute attente, c'est son fils aîné – Abdallah II, ou Abdallah Hussein – qui lui succède.
2005 - Le roi lance un processus de réorganisation et de décentralisation du royaume : à la place des douze provinces existantes sont substituées trois grandes régions administratives (le Nord, le Centre et le Sud). En août, le pays est frappé par des actes terroristes visant des navires de guerre US à Aqaba. Trois attentats, au mois de novembre, contre trois grands hôtels d'Amman font de nombreuses victimes. La Jordanie participe enfin au côté de l'Égypte au sommet de Charm el-Cheikh qui réunit Israéliens et Palestiniens.
2007 - Suite à la démission du premier ministre Marouf al-Bakhit et à de nouvelles élections législatives, Nader al-Dahabi devient premier ministre.
POPULATION & ECONOMIE DE LA JORDANIE
Composition ethnique : Arabes (98%), Tcherkesses, Arméniens
Croissance démographique : 2,4% (un tiers de la population a moins de 15 ans)
Espérance de vie : 73 ans
Taux d’alphabétisation : 91,1% des plus de 15 ans
Religion (s) : Islam sunnite (92%), Chrétiens (6%, majoritairement Grecs orthodoxes), Druzes
PIB (2008) : 19 Mds USD
PIB par habitant (2008) : 3 115 USD
Taux de croissance (2008) : 6%
Taux de chômage (au sens du BIT) (2008) : 13%
Taux d’inflation (2008) : 15,5%
Contrairement à ses voisins irakiens et saoudiens, la zone qu'occupe la Jordanie ne possède pas de pétrole.
Ses ressources principales viennent de l’industrie minière : la potasse extraite de la mer Morte, les phosphates, mais aussi le cuivre et le gaz naturel.
Le pays est également exportateur dans les secteurs de l’industrie textile, agroalimentaire et pharmaceutique.
Grace à une grande stabilité politique, le tourisme a une place prépondérante dans l’économie du pays et représente 10% du PNB.
Considérée comme la porte d’entrée vers le marché irakien, la Jordanie mène une politique économique ambitieuse et a su tirer quelques bénéfices de cette position. Le roi a mis en place un vaste programme de libéralisation économique qui vise à attirer les investisseurs étrangers : privatisation des grandes industries nationales, encouragement à la création d’entreprise, instauration d’une zone franche à Aqaba.
Toutefois, la Jordanie reste fragile économiquement et la hausse du prix du pétrole, ne fait qu’accentuer le déficit structurel de sa balance commerciale. Stabiliser l’inflation est une priorité pour lutter contre la pauvreté qui touche encore un tiers de la population.
La population se compose essentiellement de Cisjordaniens répartis sur tout le territoire et de Palestiniens, basés plutôt dans les grandes villes du Nord.
On recense différentes ethnies mais surtout depuis 2003, il faut ajouter un nombre important d’irakiens qui viennent se réfugier en priorité en Syrie et en Jordanie. Depuis les palestiniens en 1948, il s’agit du plus grand déplacement de population de la région auquel le pays a du mal à faire face.
La plupart des jordaniens descendent des bédouins, peuple fier et courageux.
Bien que leur nombre diminue du fait de la politique de sédentarisation du gouvernement, il reste des irréductibles, principalement dans le désert du Wadi Rum.
Ils vivent sous de grandes tentes noires entourés de leur bétail (dromadaires, chèvres) qui est bien souvent leur unique source de revenus. Ils ont en eux cet attachement au désert et bien que beaucoup vivent aujourd’hui dans les villages en sachant tirer profit du tourisme, la plupart passe ses nuits dans le désert, à la belle étoile.
CULTURE & TRADITIONS EN JORDANIE
Les jordaniens sont très hospitaliers et adorent passer du temps à discuter autour d’un thé.
Véritable boisson nationale, on le surnomme dans le sud le « whisky bédouin ».
Il est traditionnellement préparé avec beaucoup de sucre et additionné parfois de menthe ou de sauge.
Le café se boit également très sucré et on y ajoute de la cardamone.
La cuisine jordanienne est très inspirée des pays avoisinants (Liban et Turquie) et les repas se présentent souvent sous forme de mezze composés de plusieurs plats comme le houmous, le caviar d’aubergines, le taboulé, etc.
Les falafels, frites et Chich kebab sont des plats populaires comme le chawarma, le sandwich local.
L’aliment de base est le pain Pita, galette ronde et blanche, que l’on mange froide ou chaude.
Le mensaf est un plat bédouin, et plat de fête des jordaniens. La viande de mouton est mijotée avec du lait de brebis caillé et servis sur du riz parfumés d’amandes et d’épices avec une sauce au yaourt (leban).
Le maklouba qui signifie « à l’envers » est une sorte de gâteau renversé préparé avec un ragout de viande et de légumes et du riz.
Les douceurs sont plutôt consommées en dehors des repas. On retrouve les baklawas, et différents biscuits à base de dattes, de noix, de pistaches. Le konofa est une sorte de grande crêpe en cheveux d’anges, fourrée au fromage doux de chèvre et découpée en copieuse part.
Les jordaniens attachent une grande importance à la politesse et sont flattés lorsque des occidentaux font l’effort de s’intéresser à leur langue.
Pour saluer, les salamalecs classiques sont : « salam aleikoum- réponse : aleikoum salam »
Dans le Wadi Rum, le salut aux touristes est souvent « marhaba » qui signifie « bienvenue ».
Pour le savoir-vivre, il est bien vu de se déchausser avant d´entrer dans un logement et lors des repas, s’il n’y a pas de couvert, il faut utiliser sa main droite, le gauche étant considérée comme impure.




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